Pourquoi j'ai pas mangé mon mouton

Bréon

Type de document
Livre
Langue
français
Auteur
Bréon
Résumé / Abstract
$a Dans un contexte de globalisation, les sociétés humaines ont trop souvent sacrifié leur savoir-faire sur l'autel de la modernité. La modernisation des techniques et l'entrée fracassante dans le tertiaire ont logiquement engendré une forme de dénigrement des matières brutes qui renvoyaient l'homme moderne à son état primitif. Attiré par de nouveaux horizons productifs et bercé par les sirènes du profit immédiat, le businessman kirghize a pu dans les années 1990, s'enorgueillir de se détourner des pâturages de son berger de père qui à force de ne plus pouvoir compter ses moutons, a fini par ne plus compter sur eux. Au Kirghizstan comme ailleurs, le mouton ne semble plus aujourd'hui, avoir de valeur que dans l'assiette de son consommateur. La laine a progressivement glissé des étalages des marchés, aux présentoirs des musées et ne représente à ce jour pas plus de 2% de la production textile mondiale. Partout dans le monde, la laine, cette matière pourtant si noble, est tombée en totale désuétude. Si toutefois, d'irréductibles résistants atteignent des sommets d'ingéniosité pour préserver les vestiges des savoir-faire de la laine, il n'en reste pas moins que l'homme moderne a choisi de renier cette industrie phare. On a donc virtuellement, comme l'écrit Boris Petric, « mangé nos moutons » ! Pour autant, dans un monde globalisé et assujetti au diktat de l'immédiateté, est-il illusoire de croire en un renouveau du secteur laine ? Dans quelle mesure la laine peut-elle reconquérir ses lettres de noblesse et faire valoir ses savoir-faire ancestraux ?

puce  Accés à la notice sur le site Ensad

  Liste complète des notices publiques Ensad